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Gynécomastie unilatérale dans un contexte d´autocastration à propos d´un cas à Conakry

Pan African Medical Journal - Conference Proceedings. 2024:22(99).25 Nov 2024.
doi: 10.11604/pamj-cp.2024.22.99.2618
Archived on: 25 Nov 2024
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Keywords: Gynécomastie, autocastration, hypogonadisme, testicule
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Gynécomastie unilatérale dans un contexte d´autocastration à propos d´un cas à Conakry

Kourouma Lansana1,2,&, Diango Amadou1, Kaké Amadou1,2, Camara Ramata1, Sylla Aissatou Bowal1, Diallo Omoul Khairy1

1Polyclinique Fellah, Conakry, Guinée, 2Service de Médecine Interne du CHU Donka, Conakry, Guinée

&Auteur correspondant

Introduction: la gynécomastie est une prolifération bénigne de la glande mammaire chez l’homme. C’est une pathologie peu fréquente mais dont la présentation asymétrique doit faire exclure la présence d’un carcinome mammaire représentant 0,2 % des cancers chez l’homme. L’objectif était de rapporter un cas chez un patient référé pour exploration d’une gynécomastie unilatérale gauche.

Observation: c’est un patient de 28 ans mécanicien référé de l’oncologie pour exploration d’une gynécomastie unilatérale gauche, l’examen clinique retrouvait une masse mammaire unilatérale gauche ferme, douloureuse à la pression digitale, bien limitée centrée sur l’aréole avec surélévation du mamelon sans écoulement ni adénopathie satellite associé à une réaction inflammatoire locale. L’IMC calculé était à 28,2Kg/m². L’examen des organes génitaux externe montrait une absence de testicules dans les bourses; une cicatrice linéaire sur le scrotum à sa face périnéale en rapport avec la zone d’incision associé à une rétraction de la verge. Le reste de l’examen était sans particularité. Le bilan paraclinique montrait (testostérone = 08 nmol/l, NL 10-30), l’œstradiol limite (œstradiol = 40 pg/ml, NL 10 - 40) et la LH élevée (LH= 10U/l). L’étiologie retenue était une gynécomastie unilatérale dans un contexte d’hypogonadisme primaire. Le traitement initié était médical à base d’énantate de testostérone.

Conclusion: la gynécomastie est souvent idiopathique, cependant, elle peut constituer le mode de révélation d’une pathologie sous-jacente. Toute gynécomastie doit être explorée avec un bilan étiologique précis incluant au minimum le dosage de la testostérone et l’œstradiol.